Carnet

CARNETS | marie deschênes
Aucun message portant le libellé dedans dehors - même affaire. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé dedans dehors - même affaire. Afficher tous les messages

18 déc. 2011

Patauger dans la Leberknöde Suppe
tenter d'y voir des étoiles
ne voir que ses pieds;
le fou a mangé le doigt.

17 déc. 2011

Note à moi-même


pour la liberté;
comprendre le monde (les limites)
non,

et la liberté;
comprendre les limites (le monde, je disais), s'y mouvoir avec aisance et légèreté (habiter, être parmi).

(oui est un pays agréable)

*

Ne pas toujours vouloir exploser les limites; Marie,
(extérieures / intérieures)
pour les accidents de vitesse, il y a l'art
(les fenêtres dans le vide).



19 nov. 2008

peut-être pas des marées
des grands rocs contre lesquels
danser en fracas des aubes
jaillissantes la chute
corps las du ressac
sans jamais définir de quoi il s'agit
mais porter la mer en soi
tout autour

25 févr. 2008

lettre à moravagine

Entre ma cervelle, le monde et la mort, il n’y a qu’un point de fuite. Le genre humain ne m’intéresse ni m’étonne, l’idéal gavé de petits hors-d’œuvre de liberté hachée menue, la panse pleine d’illusions indigestes. Je lui préfère les grands espaces vides d’insomnie, les lunes limpides couleur vodka, la dépossession des départs urgents et définitifs. J’ai un aéroport noué dans la gorge, bruyant et venteux comme des mots retenus qui bourdonnent dans ce sommeil où je me tiens comme encore vivante. Partir. Vers quelque approximation, comme l'ivresse, un pays, ou un homme, là où je deviendrai sereine, là où ma cervelle se détachera de mes yeux, et je m'en remettrai à la vitesse, laissant la réalité déraper dans l'imaginaire, et inversement. Il faut anéantir l'empathie et la résignation, devenir action brute, une perte de mémoire qui s’affine plus à chaque chute, à chaque démesure.
Le temps est venu de ne plus croire en rien, le temps est venu de tuer tout espoir. Ne plus regarder devant, ne plus regarder derrière, mais être, partout et nulle part, quitter l’épuisement de vouloir, devenir plus brève que la mort.